Ce dimanche, une délégation de la confrérie vandopérienne des adorateurs de Caïssa s’est rendue en l’abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson. L’abbé Frédo a pris la tête de la procession, suivi du père Alex, puis, dans le désordre, des frères Florian, Christophe et Chédy, accompagnés des moinillons Théo et Constantin, et de votre dévoué serviteur, l’abbé Tise. Le Père Fidalbion, retenu en Angleterre, n’avait pu se joindre à nous, tout comme le Père Icoloso Sporgersi, parti évangéliser le Sud de l’Italie, et l’abbé Rénice, en mission apostolique sur les terres mulhousiennes.

A notre arrivée, nous fûmes accueillis par le père Colateur, qui s’activa à la buvette pour distiller le noir breuvage nécessaire aux saintes libations. Après les paroles rituelles, la cérémonie d’exorcisme put commencer. Car, dans le magnifique écrin offert par l’abbaye des Prémontrés, chacun d’entre nous avait rendez-vous avec le Démon, qui, pour l’occasion, s’était démultiplié en huit entités : huit Malins de la guilde des Grozélos nous faisaient face, bien décidés à vendre chèrement leur peau. Nos destins étaient entre les mains de la divine Caïssa, grâce Lui soit rendue.

Pour livrer ce combat inégal, plusieurs de nos frères s’en remirent à Saint Patate. Ainsi, Frère Chédy, frère Christophe et le novice Constantin offrirent à notre Saint Patron quelques sacrifices : une tour pour le premier, une pièce pour le second, et deux petits pions pour le dernier, c’est l’intention qui compte. En effet, comme nous l’a appris frère Cassius Clay, mieux vaut donner que recevoir. Et à qui sait donner, la Divine rend au double. Frère Chédy, le plus généreux des trois, en fut récompensé : Caïssa lui offrit des lauriers. A Constantin, elle donna une croix, ce qui n’est pas si mal. Frère Christophe, lui, reçut une bulle : les voies de Caïssa – Loué soit Son Nom ! – sont impénétrables.

Après plusieurs heures de lutte, nous pûmes assister à un autre miracle : l’abbé Frédo avait réussi à neutraliser le démon le plus redoutable. Etait-ce le signe que Caïssa était avec nous ? Las ! Dans la foulée, le père Alex et le jeune Théo furent envoyés ad patres. Frère Florian et moi-même, derniers Vandopériens à officier, nous jetions mutuellement des regards inquiets : nous étions loin de maîtriser la situation et je venais d’apercevoir la face enfarinée du Père Ilenla de Meure.

En dépit d’une résistance héroïque, frère Florian, qui avait déjà un genou à terre, dut s’incliner devant l’habileté démoniaque de son Malin. Dernier en lice, et alors que jusque là j’avais réussi à endurer stoïquement toutes les tortures de l’Adversaire, je dus lutter contre les bonds dévastateurs d’un cavalier sorti sans doute tout droit de l’Apocalypse, et même de l’Apocalypse snow, puisqu’il neigeait.  Après un premier sacrifice d’activation, j’immolais mon évêque, comme disent nos frères anglais, pour tenter d’obtenir les faveurs de Caïssa – bénie soit-Elle – , mais ce fut in deserto. Car, dans un grand rire sardonique, venait d’entrer celui que je redoutais tant de rencontrer en ce lieu : l’abbé Rézina.

PS : Un grand merci et un bravo de même taille à tous ceux qui ont participé à cette belle aventure collective et qui ont permis à notre «petite» équipe d’atteindre son objectif : le maintien. Merci donc et bravo à Alex et Frédo, mes fidèles grognards pas trop grognons ; à Florian, qui a fait des pièces Noires une arme de destruction massive ; au discret Théo, toujours dispo ; à Mister 100%, alias Christophe T ; au toujours ponctuel Chédy, à qui mon cardiologue doit une partie de sa fortune récente ; et puis à Mickaël, Louise, Christophe N, Constantin, Edouard, Jean-Christophe, Frank, Dorian, Jérémie, Nicolas…

 

 

 

12 réponses à Caïssa-t’as fait dimanche ?

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